{"id":63141,"date":"2021-04-23T10:32:19","date_gmt":"2021-04-23T08:32:19","guid":{"rendered":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/?p=63141"},"modified":"2021-04-27T13:00:08","modified_gmt":"2021-04-27T11:00:08","slug":"identite-de-genre-sur-linkedin-un-signe-de-douverture-et-dinclusion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/identite-de-genre-sur-linkedin-un-signe-de-douverture-et-dinclusion\/","title":{"rendered":"Identit\u00e9 de genre sur LinkedIn\u00a0: Un signe de \u00ab\u00a0d&rsquo;ouverture\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u2019inclusion\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter wp-image-63148\" src=\"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/candice-300x130.png\" alt=\"\" width=\"554\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/candice-300x130.png 300w, https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/candice-768x333.png 768w, https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/candice.png 986w\" sizes=\"(max-width: 554px) 100vw, 554px\" \/><\/p>\n<p>22 avril 2021<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 20px;\">De plus en de professionnels mentionnent leur identit\u00e9 de genre \u00e0 la suite de leur nom sur leur profil LinkedIn (ex: il\/lui, elle\/lui,\u00a0iel\/they) Est-ce la \u00ab\u00a0nouvelle norme\u00a0\u00bb? Est-ce un choix personnel ou une responsabilit\u00e9 collective? Nous avons voulu mieux comprendre ce geste. Entrevue avec deux professionnels RH qui s\u2019affichent ainsi sur LinkedIn\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/in\/catherinechartrand\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Catherine Chartrand-Cr\u00e9peau<\/a>, conseill\u00e8re RH (elle\/she), et <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/in\/candice-maxis-crha-she-her-a8707917\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Candice Maxis<\/a> (she\/her).<\/span><\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-83346 aligncenter\" src=\"https:\/\/isarta.com\/infos\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Screen-Shot-2021-04-06-at-10.32.29-AM-300x169.png\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"205\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Comment \u00eates-vous venu en contact avec cette pratique, et pourquoi l&rsquo;avez vous adopt\u00e9?<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Catherine Chartrand-Cr\u00e9peau<\/strong>: J\u2019ai tout d\u2019abord \u00e9t\u00e9 sensibilis\u00e9 par les r\u00e9seaux sociaux, surtout sur Instagram, l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier. De ma compr\u00e9hension, ce \u00ab\u00a0mouvement\u00a0\u00bb a d\u00e9but\u00e9 dans le but de normaliser l\u2019identification du genre dans les profils afin que tous soient confortables de s\u2019identifier comme ils le voulaient.<\/p>\n<p>Je trouvais que \u00e7a pouvait \u00eatre un geste simple \u00e0 poser, mais qui par la force du nombre, pouvait devenir puissant. Je ne me suis m\u00eame pas pos\u00e9 la question plus de 30 secondes, \u00e7a allait de soi. Et si \u00e7a peut, d\u2019une part, faire de l\u2019\u00e9ducation et cr\u00e9er, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, des conversations, c\u2019est super.<\/p>\n<p><strong>Candice Maxis<\/strong>: <a href=\"https:\/\/isarta.com\/infos\/diversite-et-inclusion-pour-aller-au-dela-des-belles-paroles\/\">Avant que j&rsquo;arrive chez Deloitte<\/a>, je savais que l&rsquo;entreprise avait fait une campagne en 2019 pour encourager les employ\u00e9s \u00e0 mentionner leur pronom dans leur signature \u00e9lectronique pour faciliter les interactions.<\/p>\n<p>Depuis, c\u2019est assez couramment utilis\u00e9 \u00e0 l\u2019interne. \u00c0 l\u2019externe, j\u2019ai remarqu\u00e9 que plusieurs personnes l\u2019indiquaient sur LinkedIn. Donc, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de la rajouter \u00e9galement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 20px;\">Quelle est votre perception de ce geste : est-ce maintenant quelque chose qui va de soi ou est-ce une prise de position marqu\u00e9e? Est-ce un choix personnel ou une sorte de responsabilit\u00e9 sociale?<\/span><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Candice Maxis<\/strong>: Personnellement, j&rsquo;appr\u00e9cie \u00e9norm\u00e9ment les pronoms pr\u00e9cis\u00e9s, surtout lorsque la personne n&rsquo;a pas un pr\u00e9nom commun comme Julie ou Luc. Ces pronoms permettent \u00e9galement de d\u00e9signer les personnes qui s&rsquo;identifient comme non-binaires. Pour moi, c\u2019est choix personnel qui permet de respecter l&rsquo;autre sans faire de pr\u00e9somptions.<\/p>\n<p><strong>Catherine Chartrand-Cr\u00e9peau<\/strong>: Je ne le vois pas comme une responsabilit\u00e9 sociale, mais plut\u00f4t comme un choix personnel. Une prise de position, pour des valeurs d\u2019accessibilit\u00e9, d\u2019acceptation, de respect et d\u2019int\u00e9gration qui sont importantes pour moi. \u00c7a d\u00e9montre un d\u00e9sir d\u2019inclusion, d\u2019int\u00e9gration, d\u2019ouverture.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Je remarque que plusieurs professionnels des RH font le choix de mentionner leur identit\u00e9 de genre sur LinkedIn. Comment l&rsquo;expliquez-vous ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Candice Maxis<\/strong> : C\u2019est un virage que certaines entreprises prennent d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment, \u00e0 l\u2019exemple de Deloitte, qui a fait une campagne de communication sur l\u2019identit\u00e9 de genre.<\/p>\n<p><strong>Catherine Chartrand-Cr\u00e9peau<\/strong>: Je pense que, en RH, on a tous une sensibilit\u00e9 particuli\u00e8re envers autrui et on d\u00e9sire profond\u00e9ment que les gens soient bien au travail.<\/p>\n<p>Une partie du r\u00f4le RH est de s\u2019assurer de rendre les candidats et les employ\u00e9s que l\u2019on rencontre confortables afin que la personne avec laquelle on collabore soit la meilleure version d\u2019elle-m\u00eame, qu\u2019elle puisse \u00eatre \u00e0 son meilleur dans son travail au quotidien.<\/p>\n<p>Mettre nos pronoms d\u2019identit\u00e9 de genre est une action parmi d\u2019autres afin de rendre les personnes avec qui on collabore \u00e0 l\u2019aise et d\u00e9montrer notre accessibilit\u00e9. Du moins pour ma part, je trouve que c\u2019est un geste qui est facilement accessible et qui peut apporter beaucoup.<\/p>\n<p><strong>L\u2019identit\u00e9 de genre suscite parfois des d\u00e9bats enflamm\u00e9s sur les m\u00e9dias sociaux ou dans les pages de certains journaux. Quels sont les \u00e9chos dans votre entourage personnel ou professionnel?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Catherine Chartrand-Cr\u00e9peau<\/strong>: Pour \u00eatre honn\u00eate, aucunement! Personne ne m\u2019a pos\u00e9 de question sur le sujet. J\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est remarqu\u00e9 chez les gens qui ont fait la m\u00eame chose, c\u2019est-\u00e0-dire mettre leur pronom entre parenth\u00e8ses dans leur titre professionnel. Ceci dit, je pense que c\u2019est aussi un peu contagieux et cela peut inciter d\u2019autres professionnels \u00e0 faire de m\u00eame.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"font-size: 24px;\"><strong>Ressources<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<blockquote><p><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>L&rsquo;identit\u00e9 de genre<\/strong> se r\u00e9f\u00e8re au genre auquel une personne appartient. En sciences sociales, le sexe ou le type sexuel d&rsquo;une personne d\u00e9signe les caract\u00e9ristiques biologiques et le genre renvoie \u00e0 une construction sociale. L&rsquo;identit\u00e9 de genre peut \u00eatre non align\u00e9e sur l&rsquo;identit\u00e9 sexuelle. Elle est \u00e9galement distincte de l&rsquo;orientation sexuelle (h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9, bisexualit\u00e9, pansexualit\u00e9, homosexualit\u00e9, etc.)\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 16px;\">&#8211; Source : Wikipedia<\/span><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je vois cela comme une prise de position, pour des valeurs d\u2019accessibilit\u00e9, d\u2019acceptation, le respect et d\u2019int\u00e9gration, qui sont importantes pour moi. \u00c7a d\u00e9montre un d\u00e9sir d\u2019inclusion, d\u2019int\u00e9gration et d\u2019ouverture.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":64,"featured_media":63148,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[281,264,265,159],"tags":[233,363],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63141"}],"collection":[{"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/users\/64"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=63141"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63141\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":63158,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63141\/revisions\/63158"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/media\/63148"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63141"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=63141"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/isarta.fr\/infos\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=63141"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}