5 idées pour nourrir sa résilience en 2026

8 janvier 2025
Pas facile de rester zen face à une guerre tarifaire tous azimuts, une économie morose et d’importants bouleversements technologiques liés à l’IA… La conférencière Jiana Saad lance à point nommé sa nouvelle formation «Développez votre intelligence émotionnelle – Apprenez à transformer vos émotions en alliées du quotidien». Nous avons discuté avec elle pour obtenir quelques conseils de « résilience » pour amorcer 2026 du bon pied.
1. Soigner son hygiène de vie
Pour les personnes qui ne savent pas comment reprendre leur vie en main, le psychologue américain Phil Stutz a conçu un outil pour encourager ses patients à se concentrer sur ses « forces de vie », qu’il décline selon une pyramide dont la base est le corps (prendre soin de son corps, par l’exercice et l’alimentation), le deuxième niveau concerne les gens (socialiser) et le sommet, l’identité (réfléchir à qui on est, ce qu’on aime, etc.)
Si vous vous sentez perdu, n’essayez pas de comprendre – lâchez prise et travaillez sur vos forces de vie », résume-t-il dans le documentaire La Méthode Stutz.
Dans sa formation, Jiana Saad propose une démarche similaire, en présentant l’idée qu’il existe «quatre domaines de la résilience » à observer et nourrir quotidiennement, pour rester efficace et équilibré :
- physique,
- émotionnel,
- mental
- et spirituel
Elle nous explique davantage le dernier point:
Dans le domaine spirituel, un premier pas consiste à amener la personne à s’interroger sur ce qui est important pour elle et sur ce qui donne une direction à sa vie. Identifier ses valeurs, ce qui la motive profondément ou ce qui lui apporte un sentiment de calme et d’accomplissement peut aider à développer cette dimension. Cette démarche peut se faire à travers des moments d’introspection, l’écriture, des pratiques de pleine conscience, le lien avec la nature ou l’implication dans des projets porteurs de sens. »
2. Garder l’esprit ouvert
L’incertitude mondiale force les entreprises et, finalement, les employés, à toujours s’adapter à de nouveaux paramètres d’opération.
L’adaptabilité fait partie de l’intelligence émotionnelle, rappelle-t-elle. Au travail, il est important d’adopter une attitude ouverte à l’apprentissage, d’améliorer son savoir-faire et son organisation, gérer ses émotions, rester flexible, et surtout, être proactif et anticiper. »
3. Clarifier les attentes, reconnaître les efforts
Quand la tension monte dans une équipe, Jiana Saad encourage les gestionnaires à clarifier à la fois leurs émotions et leur message.
Je suggère de prendre quelques minutes pour clarifier les priorités, simplifier les attentes et valider ce qui est vraiment urgent. Le stress vient souvent du flou. Clarifier réduit la pression et redonne un sentiment de contrôle. »
Avant de proposer une solution ou une correction, elle rappelle que la pilule passera mieux si le gestionnaire reconnaît d’abord l’effort et l’état de la personne.
Se sentir reconnu apaise le stress et ouvre la porte à une collaboration plus efficace. »
4. Respirer par le nez… littéralement !
Quand les échanges se corsent dans une équipe, il est nécessaire de ralentir le flot de paroles, pour éviter que les esprits s’échauffent.
Si par exemple, vous êtes dans une réunion – et quelqu’un vous interromps brusquement pour faire une remarque désagréable, oui, vous pouvez répliquer, mais ça peut escalader, » remarque-t-elle.
Jiana Saad suggère de boire une gorge d’eau, de café, ou de poser un geste qui marque une pause ; intérieurement, on peut même compter jusqu’à 10 pour laisser les passions redescendre et la raison, reprendre le dessus.
Vous vous donnez du temps pour refroidir votre cerveau limbique, et vous donnez du temps à votre cerveau rationnel pour rattraper le retard. Réagir rapidement, ou sans réfléchir, attire les flammes qui brûlent dans votre cerveau émotionnel. Au contraire, quand on prend du temps pour réfléchir, on va reprendre le contrôle de nous-mêmes, et empêcher les émotions de diriger le spectacle. »
5. Pratiquer son assertivité
À la base, l’humain veut être vu, entendu, validé. Par conséquent, Jiana Saad encourage les professionnels à travailler sur leur « assertivité », qui est – selon Wikipedia – la « capacité de s’affirmer, d’exprimer ses opinions, besoins et émotions, tout en respectant ceux des autres, trouvant un juste milieu entre la passivité et l’agressivité».
Si vous ne vous affirmez pas, vous risquez de projeter vos émotions sur les autres et de perdre le contrôle de vos paroles. Une première astuce est de nommer l’émotion avant de l’agir – On peut par exemple dire : « En ce moment je me sens anxieuse, car j’ai peur de te perdre même si cela n’est peut-être pas fondé. Cela peut créer une ouverture au dialogue plutôt qu’un conflit. »
Découvrez la formation de Jiana Saad :
