2022, l’année des faux départs en communications et marketing? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . Meta a lancé le jeu de réalité virtuelle Horizon Worlds à la fin de l'année 2021... sans grand succès. (Source : page Facebook de Mark Zuckerberg) 20 décembre 2 Meta a lancé le jeu de réalité virtuelle Horizon Worlds à la fin de l'année 2021... sans grand succès. (Source : page Facebook de Mark Zuckerberg) 20 décembre 2 Rating: 0

2022, l’année des faux départs en communications et marketing?

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Meta a lancé le jeu de réalité virtuelle Horizon Worlds à la fin de l’année 2021… sans grand succès. (Source : page Facebook de Mark Zuckerberg)

20 décembre 2022

Avec la courbe d’Omicron pour commencer l’année et l’effondrement des cryptos et des NFT pour la conclure, 2022 s’est présentée comme une suite de promesses à demi-tenues (la fin des témoins n’a pas créé de ruée annoncée vers les données internes), de résultats mitigés (TikTok a le vent dans les voiles, mais peu d’entreprises s’y adonnent réellement) et de faux départs (le métavers, version Zuckerberg). Bilan d’une année en demi-teinte.

1. L’effet TikTok, sur les autres plateformes

Ayant franchi le cap du milliard d’utilisateurs en septembre 2021, l’application chinoise TikTok est aujourd’hui bien installée dans notre paysage numérique. Francis Jette, consultant et formateur Isarta en stratégies de contenu numérique, voit l’influence de TikTok sur le reste de l’écosystème numérique:

Ce que je retiens de 2022, c’est l’impact de TikTok sur la création de contenu sur toutes les plateformes. Pas uniquement en termes de formats de contenu vidéo court et vertical, précise-t-il, mais surtout sur la création de contenu authentique. »

Il voit un lien direct entre l’émergence de TikTok et l’explosion des contenus courts de type « BeReal » sur YouTube. Et aussi la profusion des publications de type storytelling sur LinkedIn.

Ce n’est pas juste une tendance, insiste-t-il. C’est un élément clé qui va continuer de prendre de l’ampleur dans les années à venir. »

2. Le pétard mouillé de Meta et des NFT

Plus de 10 ans après le flop des Google Glass, Mark Zuckerberg aura réussi à proposer une version du métavers aussi « malaisante » que les lunettes permettant de lire des courriels. Et plusieurs s’en sont moqués. En cette fin d’année, un document interne de Meta concluait durement qu’un «monde vide est un monde triste». Le concept de métavers en a perdu quelques plumes au passage.

Dans les deux dernières années, on a beaucoup parlé du métavers, reconnaît Richard Saad, consultant en marketing. Il y a un gros buzz, mais il y a aussi eu une forte progression de 2020 à 2021. Je crois que les gros joueurs vont rester, mais que l’adoption va s’essouffler. Dans le cas du NFT, la vague est passée. »

Avec une chute de 97% du volume d’échange, c’est le moins qu’on puisse dire! Dans le cas de la réalité virtuelle (VR), la technologie n’est pas encore au point, croit Richard Saad. L’effort nécessaire pour se procurer et s’approprier l’équipement est selon lui trop grand pour voir une adoption massive.

En marketing, il faut créer des produits et des solutions qui répondent à des besoins réels. Or, dans le cas de la VR, on a l’impression – pour le moment – qu’il s’agit d’une solution qui cherche un problème. »

3. La belle surprise du marketing numérique « vert »

Au rayon des bonnes nouvelles, soulignons que le concept de marketing numérique « vert » a fait des progrès et posé quelques jalons en 2022. Un discours s’est d’articulé aussi bien du côté des agences que du côté des entreprises « ad tech », qui parlent maintenant de mesurer l’empreinte carbone de la chaîne d’approvisionnement marketing.  

L’année 2022 a été celle où les organisations et les sociétés ad tech ont pris conscience de l’impact environnemental de leurs activités, note Benoît Skinazi, responsable du marketing de l’entreprise Sharethrough, qui a elle-même sa solution environnementale. On voit de plus en plus de produits médias verts sur le marché. L’année 2023 sera l’année où elles commenceront à faire encore plus d’efforts et à s’engager à réduire leurs émissions de carbone. »

On prend bonne note!

A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste qui se passionne pour les mots, l’écriture, la recherche, la collecte de témoignages, les tendances sociétales et les raisons souterraines qui alimentent l’actualité. Email: pj_poirier@isarta.com

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