3 bonnes raisons d’ouvrir sa caméra dans une réunion Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 6 décembre 2021 Il y a quelques semaines, nous avons mené un petit sondage maison sur LinkedIn afin de connaître le rapport des télétravailleurs avec leur camér 6 décembre 2021 Il y a quelques semaines, nous avons mené un petit sondage maison sur LinkedIn afin de connaître le rapport des télétravailleurs avec leur camér Rating: 0

3 bonnes raisons d’ouvrir sa caméra dans une réunion

6 décembre 2021

Il y a quelques semaines, nous avons mené un petit sondage maison sur LinkedIn afin de connaître le rapport des télétravailleurs avec leur caméra (voir les résultats ci-bas). Dans un article précédent, nous avons exposé ce qui pousse des gens à demeurer anonymes dans les réunions virtuelles. Aujourd’hui, nous donnons la parole à ceux qui préfèrent procéder à visage découvert.

Voici d’abord les résultats du sondage mené sur LinkedIn:

Source : voir la publication LinkedIn ici

Nous avons abordé quelques personnes ayant répondu «caméra ouverte, toujours!» et nous leur avons demandé ce qui les motivait à adopter cette pratique. Voici leurs réponses.

1. Pour le contact humain

Laurence Plante, responsable numérique, fait partie des professionnels qui expérimentaient le télétravail bien avant la transition pandémique de mars 2020.

Ayant travaillé avec des employés à l’international, avec des réalités différentes, l’optique de la caméra ouverte m’a permis de mieux comprendre comment certaines personnes fonctionnent au quotidien, leurs expressions faciales, la réalité derrière leur écran. Comme j’aime bien dire : video allows us to have a window into each other’s world! »

La raison principale pour laquelle sa caméra est toujours ouverte, c’est pour créer un «contact humain» et un «sentiment de proximité».

En présentiel, nous avons ce contact humain qui permet d’avoir des discussions autour d’une pause café, mais à distance, cela reste malgré tout plus compliqué de connaître nos collègues de travail. De connaître l’humain derrière l’employé », explique-t-elle.

2. Pour saisir des subtilités de communication

François Lachance, coach agile, ne s’en cache pas, il adore que les caméras soient ouvertes.

Tu captes des subtilités que tu ne verrais pas normalement, explique-t-il. Et ça évite des inconforts. Quand une personne ne répond pas à une question, mon sentiment est différent si je vois mon interlocuteur. Lorsque la caméra est ouverte, je vois ce que la personne fait – peut-être a-t-elle oublié de se démuter. Si les caméras sont fermées, on peut avoir l’impression que c’est parce que les gens n’écoutent pas ou sont occupés à autre chose. »

Cela étant dit, le coach agile comprend que certains choisissent de fermer leur caméra et respecte ce choix.

Il faut accepter que l’on rentre dans l’intimité des gens et que ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de recevoir des « étrangers » dans son salon, sa chambre, etc. On peut flouer l’arrière-plan. Mais ce n’est pas toujours possible comme sur Teams Web qui n’a pas l’option. Alors, autant que c’est important de pouvoir se voir, c’est aussi important de respecter l’intimité des gens. »

3. Par respect, tout simplement

David Picard est expert et formateur LinkedIn au sein de la firme LaBoiteB2B. Et il est résolument en faveur d’une étiquette de caméra ouverte.

En tant que formateur, si je me retrouvais devant un groupe comptant une dizaine de caméras fermées, je percevrais cela comme un manque de respect. Avant la pandémie, quand on se présentait en classe ou au bureau, on prenait le temps de bien se vêtir; on ne se promenait pas derrière un panneau noir. Je pense que la même logique devrait s’appliquer. »

Pour David Picard, ce serait une erreur de basculer dans un monde virtuel où l’on efface notre présence.

Quand on numérise notre vie de travail, je pense qu’il ne faut pas tout enlever. Se retrouver face à face, ça fait partie du langage du travail et, plus largement, ça fait partie du langage de l’humain. »

Le formateur LinkedIn comprend que la visioconférence présente parfois des défis logistiques; et il est tout à fait conscient que, dans certaines circonstances, il peut être difficile d’ouvrir la caméra. Il invite alors les interlocuteurs à faire preuve de transparence.

Ça devrait faire partie de l’étiquette du travail que d’informer son interlocuteur de la raison d’une caméra fermée, que ce soit un problème de bande passante ou autres raisons. »

A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste qui se passionne pour les mots, l’écriture, la recherche, la collecte de témoignages, les tendances sociétales et les raisons souterraines qui alimentent l’actualité. Email: pj_poirier@isarta.com

Laisser un commentaire

Retour en haut de la page